« À quoi ça sert, un psychologue sportif? »

en collaboration avec Sandra Pelaez Ph. D.
drapeau Canada cérémonie d'ouverture

On me pose souvent cette question, et je me dis qu’on devrait plutôt se demander « À quoi il ne sert pas? ». À lancer des coups de poing à votre place, c’est à peu près tout!

Personnellement, je travaille avec ma psychologue sportive depuis presque 10 ans, et je ne peux vous dire à quel point elle m’a aidée, autant dans les moments de gloire que dans les moments difficiles.

Selon vos besoins, votre psy travaillera avec vous sur vos pensées, vos émotions ou votre environnement. Il ou elle peut vous aider par exemple à :

  • vous fixer des objectifs réalistes et mesurables;
  • atteindre vos objectifs en vous donnant des moyens concrets;
  • mieux gérer votre stress et votre énergie la semaine et le jour d’un combat;
  • mieux contrôler vos émotions dans le ring;
  • faciliter le retour au sport après une commotion;
  • améliorer la communication avec votre entraîneur au quotidien, lors de l’élaboration de stratégies ou pour résoudre des conflits;
  • résoudre des conflits avec votre entourage (famille, amoureux, amis, boxeurs ou personnel du club) quand vous sentez qu’ils nuisent à votre performance;
  • effectuer des techniques de visualisation afin d’améliorer votre performance et de diminuer votre stress;
  • éviter les ups and downs et les baisses de motivation quand vous n’avez pas de compétition en vue;
  • identifier un problème, quand vous sentez que quelque chose vous dérange, à l’entraînement ou en combat;
  • clarifier et résoudre n’importe quelle situation reliée à la boxe.
  • Oui… il peut faire tout ça!

    Comment trouver un bon psychologue sportif?

    Comme pour tous vos intervenants, il faut choisir des gens qui ont une formation ou une expérience reconnue dans leur domaine. Quand c’est possible, choisissez un psy qui a aussi travaillé avec des boxeurs ayant eu du succès. Il sera ainsi plus outillé et connaîtra mieux votre environnement et le type de problèmes auxquels vous faites face.

    Autre élément très important : vous devez vous sentir à l’aise avec lui ou elle. Vous devez sentir que vous pouvez lui faire confiance et qu’il a vraiment votre bien-être à cœur. Si vous ne vous sentez pas complètement libre de vous confier ou, pire, si vous vous sentez jugé, vous n’avez pas encore trouvé la bonne personne pour vous…

    Est-ce qu’on doit voir son psy toutes les semaines?

    Est-ce que les athlètes continuent de voir leur docteur quand la blessure est guérie? Non, ils y retournent seulement lorsqu’ils ont une nouvelle blessure. C’est la même chose pour votre psy! Personnellement, à l’approche des compétitions importantes, je vois ma psychologue 1 ou 2 fois par semaine mais, le reste du temps, c’est au besoin.

    Un bon psychologue se rendra disponible pour vous aider, mais il ne se rendra pas indispensable. Il vous donnera des outils pour que vous soyez de plus en plus autonome.

    Est-ce qu’on doit lui parler de sa vie personnelle?

    Pas nécessairement. Encore là, ça dépend de ce dont vous avez besoin! Par exemple, si vous êtes très stressé dans les semaines précédant une compétition, il se peut que certaines relations avec vos proches soient plus tendues et que vous trouviez la situation lourde. Si vous sentez que vous avez besoin d’en parler, votre psy sera là pour ça. Mais rien ne vous oblige à vous confier! Le psychologue vous aidera au meilleur de sa connaissance avec l’information que vous lui donnez.

    Attention toutefois : consulter un psy sportif n’est pas une « pilule magique »! Ça demande un engagement et un travail de votre part. Mais je vous assure que, quand vous constaterez les effets positifs sur vos performances, vous vous demanderez pourquoi vous n’avez pas commencé le travail avant!

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